lundi 11 février 2008

La 4L et sa nouvelle peau

Bon c'est vrai que j'aurais pu changer et la faire peindre en orange, mais bon j'avais l'impression de lui enlever un peu de sa personnalité, alors... Encore quelques travaux, pares-chocs, roues (qui restent en jaune-orange), sièges à retapisser, un coup d'oeil au moteur, quelques pièces à remonter et c'est tout bon.




Sinon rien de spécial, je suis actuellement à travailler sur un nouveau sujet toujours en lien avec les enfants, les enfants esclaves, utilisés dans différents domaines, notamment dans une énorme ferraille de pièces détachées automobiles ou il y a des gosses d'à peine 8 ans qui y travaillent comme des esclaves, ils sont couvert de cambouille et dorment sur place dans un garage, ils sont mal nourris, pas soignés et jetés en cas de maladie, mais il est très difficile d'avoir des images, j'y suis allé en taxi pour voir ce phénomène, je n'ai pas pu aller voir les pièces demandées (comme excuse) sur le chantier, les gars étaient armés et très agressifs, je ne vais pas me mettre en danger, j'ai une famille, mais ce site mérite un bon reportage journalistique. J'ai naïvement interpellé un policier à proximité, il m'a demander de circuler si je ne voulais pas passer "au poste"...


Cet après-midi j'ai passé au centre Bayti, il y avait une rencontre avec une association du Congo qui s'occupe aussi des enfants des rues, et leur situation est encore bien plus catastrophique, imaginez... Je me demande si je vais pas monter une ONG pour soutenir ces associations, musique d'avenir.

Au programme demain matin je vais sur la plage pour jouer au foot avec les enfants des rues, comme expliqué plus bas c'est un moyen mobilisé par les éducateurs de rue pour sensibiliser les enfants, ils doivent venir sans être sous l'effet du sniff de solvants sinon ils ne jouent pas.
Pour mercredi comme je vais quitter Bayti j'ai décidé de "sponsoriser" un souper pour les enfants, en quelques sorte je profite d'agrémenter une petite fête annuelle déjà prévue pour faire mes adieux, il s'agit d'un bon souper et de prix distribués aux enfants qui ont bien travaillé durant la période scolaire, manière de valoriser leur travail. Et jeudi matin je vais chercher mon pote Yves Mathez à Marrakech, ça va me faire du bien de voir sa bobine et de faire un peu de tourisme dans le sud.

Meilleures salutations à tous, gros becs à la famille et merci pour vos commentaires

Fred

samedi 9 février 2008

Une journée "détente" à casa

Après ces journées très intensives, je vais un peu me promener en ville, en images la grande mosquée (la plus grande du monde après celle de la Mèque) que Hassan II a faite construire. Quelques chiffres: 300'000m3 de ciment, 40'000 tonnes d'acier, 60'000 tonnes de marbre, 40'000m2 d'ornements en bois de cèdre dans les mains de 15'000 ouvriers qui ont effectué plus de 50 millions d'heures de travail. Au final, une salle de prière pouvant accueillir 25'000 fidèles, plus de 80'000 sur le parvis, en période de ramadan un total de 105'000 paires de chaussures devant la porte d'entrée.




































Et quelques photos du port de pêche ou je me suis bien régalé à midi dans son restaurent. Cette journée promenade est bienvenue après toute cette agitation. En soirée Mohamed l'éducateur de rue de Bayti vient me chercher et nous allons boire une verre, nous en profitons pour faire un passage dans l'ancienne médina et nous rencontrons un groupe de 7 enfants des rues complètement défoncés qui sniffent de la colle, ils viennent vers nous et nous causons un peu, Mohamet les encourage tout de même à venir mardi prochain sur la plage pour le match de foot mais inutile de trop en faire car ils sont trop défoncés aux solvants.





































Meilleures salutations à tous, bon ski à ma petite famille qui pars en valais une semaine et à bientôt pour des nouvelles en direct du Maroc, merci pour vos commentaires.

Fred

vendredi 8 février 2008

Une semaine bien chargée, je vais souffler un peu...

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Une nouvelle journée dans le centre de l'association (et quelques images de la 4L en carrosserie)


Nous visitons ce matin deux appartements situés à quelques minutes de l’association, ici sont accueilli 18 enfants âgés de 6 à 12 ans. L’appartement est subventionné par l’état par le biais de l’initiation nationale de développement humain (INDH). L’équipe pluridisciplinaire qui encadre ces enfants est composée de deux éducatrices, une assistante maternelle, une veilleuse de nuit et une cuisinière attachés à un coordinateur pédagogique. Comme pour tous les enfants de Bayti, la priorité est mise sur la scolarisation.



Depuis l’age de 12 ans à 16 ans les enfants sont dans le centre de l’association qui accueille actuellement 25 enfants avec une majorité de filles (le phénomène des petites bonnes).

Cet après-midi j’ai participé aux activités de soutien de devoir scolaire puis à l'activité sport, ce soir comme chaque vendredi après le souper les enfants de Bayti regardent une vidéo sur la TV du centre. Je n’irais finalement pas ce week-end dans la ferme de Bayti, les 600 km aller-retour sont de trop pour moi, en plus je n’ai pas encore ma voiture qui est encore chez le carrossier. Je passerai probablement à la ferme un après-midi quand je descendrai la semaine prochaine dans le sud du Maroc (ou l'année prochaine, car je compte bien revenir). Ce week-end , au programme récupération physique et psychologique, la charge émotionnelle de certaines situations combiné à la découverte d’une nouvelle culture et quelques 2500 km en 4L chargée à bloc m’ont bien usé.





Bon week-end à tous, gros becs à la famille et merci pour vos commentaires

Fred












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jeudi 7 février 2008

Les petites bonnes.

"Nouveau message entrecoupé de quelques images prises ce matin avant de me rendre dans l’association."


Le foyer d’accueil de Bayti accueille toujours plus de filles

(le phénomène des petites bonnes)

Suite aux deux longues journées dans la rue (environ de 8h30 à 19h30) je passe dans le programme de Bayti au foyer d’accueil, ce foyer est un lieu de résidence pour le enfants qui n’ont pas la possibilité de rejoindre leur famille biologique pour différentes raisons, nous parlerons aujourd’hui du phénomène des petites bonnes.















Ces petites bonnes sont des jeunes filles venant de différentes régions du Maroc, mais surtout de la campagne, elles ont quitté leur village soit par manque d’argent de la famille pour manger ou pour d’autres raisons comme par exemple des filles battues, orphelines, parfois on trouve même des mères dans des situations d’extrême pauvreté qui vendent leur fille à des riches comme petite esclave ou même les prostituent. Ces jeunes filles ont en général entre 13 et 18 ans mais les plus jeunes ont de 5 à 6 ans.















Elles arrivent en ville et sont donc embauchées par des riches pour faire le ménage, en général elle sont maltraitées et si elles tombent malade ou qu’il survien un quelconque problème, tant pis pour elles, on les remplace et elles se retrouvent dans la rue. Depuis la rue elles sont soit exploitées dans des réseau de prostitution ou prises comme esclave pour aller vendre des babioles aux touristes. Il a été trouvé dans le garage d’une personne qui exploite ces filles 19 jeunes filles entassées qui dormaient là dans des conditions d’hygiène indescriptibles, ce phénomène n'est pas nouveau, mais ce qui évolue dangereusement, c'est de fait que de plus en plus de ses filles intègrent des groupes d’enfants de la rue.















Un chauffeur de taxi m’explique qu’il connaît un cas ou la fille était moins bien traitée que les chiens de la personne qui l’employait, et ceci n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres. L’œil aiguisé de l’éducateur de rue m’a montré un cas et en effet on remarque le contraste vestimentaire du riche et de la petite bonne qui le suit en portant des affaires. Ce phénomène a été récemment publié dans les médias au Maroc et suite à ces publications il semble que les riches se montrent bien moins en leur présence dans la rue, cela n’est plus très « populaire ».

Je suis très touché par ces gamines et observe la prise en charge de Bayti qui consiste à effectuer une réinsertion scolaire, sociale, professionnelle pour les plus âgées. Ce programme est très complet et comprend différents aspects que je développerai plus en détail dans un prochain message.














Entre 60 et 70'000 petites bonnes sont recensées au Maroc dans une étude de 2002, dont 13'000 sur Casablanca, le gouvernement travaille sur différents points pour lutter contre ce phénomène et Bayti y contribue largement avec son expérience de terrain. Sociologiquement il faut savoir aussi que la petite bonne est vue au Maroc comme une tradition de la famille aisée et que certaines familles trouvent donc ça tout à fait normal d’exploiter des enfants, un travail important reste donc à faire pour que ces jeunes filles puissent un jour pouvoir revendiquer comme un droit la scolarisation et le respect de leur dignité.















Je vous adresse mes meilleures salutations de Casablanca, embrasse bien ma famille et vous remercie pour vos commentaires, merci pour vos messages et surtout n’hésitez pas à poser vos questions, adultes comme enfants.


Fred


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mercredi 6 février 2008

Mercredi, une journée dans la rue

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Ces 4 enfants (qui n'ont rien à voir avec les enfants des rues) rencontrés sur la route de Casa m'ont posé plein de questions car ils ont trouvé "pas très normal" un blanc avec une voiture pareille, et quand je leur ai expliqué un peu le but du voyage, qu'il y avait un blog sur internet avec des images, ils m'ont demandé si je pouvait les prendre en photo pour passer sur internet et leur donner l'adresse, car leur institutrice a un ordinateur et ils veulent se voir dessus.
Je vous présente donc Hissman, Mohamet, Icham, et Nadach. Pour l'orthographe de leur prénoms je les prie de bien vouloir m'excuser (modifications possibles en postant un message), je ne suis pas certain que ce soit le bon.



Finalement la 4L (et oui il est question de la refaire) a trouvé son garagiste à Casablanca, je suis trop occupé à Bayti pour descendre à Marrakech et puis je n'ai pas réussit à atteindre le carrossier là-bas. Donc le démontage a commencé ce matin tôt, la voici après environ une heure de travail, on ne badine pas avec le démontage à casa...



Dans la rue

2ème jour de travail de rue avec Mohamed, pour moi c'est assez difficile car je dois rapidement intégrer au mieux les rudiments culturels, les réponses possibles en fonction des réelles possibilités du réseau d'aide et de l'orientation pédagogique de Bayti, pour le travail éducatif les bases restent les mêmes, j'ai au moins ça comme repère.
Aujourd'hui nous commençons par aller à la gare routière principale de Casa, un lieu ou de nombreux enfants des rues vont mendier et vendre des babioles. C'est dans cet endroit stratégique que les éducateurs de rue de Bayti ont un bureau prêté par l'administration marocaine. On trouve dans ce bureau un ordinateur pour les rapports journaliers et l'établissement des dossiers des enfants, chaque enfant en a un pour assurer un suivi et observer son parcours général. Il y a aussi là des habits pour les enfants, la possibilité de venir se changer avec un nouveau pull, pantalon, ils peuvent choisir ce qu'ils veulent pour se changer, c'est très important et bien mieux que de leur donner des choses sans pouvoir choisir.


















Il existe aussi un fichier avec des dossiers et photographies des enfants disparus, soit donné par la police ou par les parents. Si un enfant déclaré disparu est repéré par les éducateurs ils préviennent les parents, ils parlent à l'enfant dans un premier temps sans les parents pour éviter une pression si il est battu ou subit diverses maltraitances, et ensuite l'entretien se fait avec les parents. De cette manière Bayti analyse la situation et peut proposer une aide appropriée, le but premier est toujours de favoriser un retour dans le foyer avec les parents.
L'équipe de rue organise tous les mardis et jeudis matins des activité sport sur la plage de casa, lors des ces rencontres ils font aussi de la prévention des risques en abordant différents thèmes comme la toxicomanie (énorme consommation de solvants divers par sniff sur un mouchoir), le sida, la violence, ect... A la fin de ces réunions sportives un repas est offert aux enfants et ensuite ils vont au hammam pour se laver et éventuellement se changer si ils le désirent. Une fois propres, c'est un des moments clefs où il n'est pas rare que des enfants demandent par eux-même de l'aide pour sortir de la rue.

















5 enfants défilent dans le bureau de Bayti à la gare routière en deux heures de temps avec des demandes diverses, un arrive avec sa maman car il a quitté le programme ferme de Bayti suite à des problèmes relationnels, il désire retourner dans ce programme, l'éducateur rédige un contrat et lui relis le règlement, lui et sa maman signent le document. Puis arrive l'enfant de 12 ans dont je vous parlait hier avec sa maman, nous lui avions donné rdv au bureau, nous l'accompagnons aujourd'hui avec l'éducateur et l'assistante sociale de Bayti à l'hôpital pour qu'il puisse reprendre son traitement médicamenteux.


















Ensuite nous allons lui présenter sa classe de rattrapage dans une autre association et un échange est fait avec la maîtresse, il va reprendre les cours dans cette classe pour rattraper ses 6 mois de retard scolaire, au besoin il doublera l'année. Il est rayonnant et nous embrasse quant on les quitte, la maman est touchée et culpabilise de na pas avoir compris les réactions de son fils malade, l'éducateur de Bayti ira les voir régulièrement et une rencontre de réseau sera fixée pour faire le point de la situation dans quelques semaines. 19h00, ma journée rue est terminée et je suis sur les genoux, vidé, nous avons marché pratiquement toute la journée et l'éducateur de rue va comme une gazelle... Je remercie chaleureusement Mohamed pour toutes ces explications, il est passionné par son travail, ainsi que Sarah l'assistante sociale stagiaire de Bayti.















Comme vous le devinez je n'ai pas d'images à vous proposer pour cette journée par respect pour les enfants des rues et ne pas fausser les relations, il y en aura certainement au fil du voyage (avec leur consentement) mais pas de ceux qui sont en lien avec Bayti et encore moins avec moi durant ce stage, et me connaissant, je ne pense même pas en prendre, pour les voyeurs de tous poils, mieux vaut se rabattre sur "Le matin bleu" (hihi).

Meilleures salutations à vous tous, gros becs à toutes la famille et merci pour vos commentaires.

Fred

mardi 5 février 2008

Premier contact avec les enfants dans la rue

Cet après-midi je suis allé faire du travail de rue avec un éducateur de Bayti, ce travail consiste à effectuer des tournées dans les lieux cachés ou se trouvent les mômes, nous avons vu des squats et contacté quelques enfants dans la rue. Au préalable nous avons fait un colloque avec toute l'équipe de travail de rue pour déterminer les objectifs, réponses à donner, et mon implication personnelle, très professionnelle cette association, et j'en suis bien heureux.
















Le moment fort de l'après-midi à été le contact avec un enfant malade qui est venu spontanément vers nous le regard vide, il nous dit du bout des lèvres qu'il désire retourner chez lui. Nous l'avons accompagné à la maison en prenant u bus bondé et fait un entretien avec la famille qui habite dans un bidonville, je vous passe les détails sur le décor et l'ambiance, une famille très pauvre avec un père qui vient de sortir de prison, l'enfant ne prenait plus ses médicaments et à quitté la maison déjà 3 à 4 fois car il est battu. Sa maman est heureuse de retrouver son fils, elle le cherchait en ville depuis quelques jours.

















Il vit donc dans la rue et ne vas plus à l'école depuis environ 6 mois, cette situation doit être prise en urgence car il n'est pas encore totalement pris dans la toxicomanie, il a un problème de comportement et à la lecture de la liste des médicaments prescrits par un médecin il s'agit clairement d'une pathologie psychiatrique, face à ses comportements la mère finit par le battre car elle ne comprends pas sa maladie, un dialogue s'installe, de plus elle vit avec 5 autres enfants et le père est souvent absent de la maison, on peut comprendre la désespérance de cette mère qui pleure au retour de son fils.



Le déchargement à Bayti, un sacré tas dans une petite 4L....



suite: Nous avons demandé plus de détails à cette maman et nous retournons demain pour l'accompagner en consultation avec l'enfant, puis Mohamet l'éducateur a contacté l'assistante sociale de Bayti qui va mettre en place des cours de rattrapage scolaire pour tenter de le faire réintégrer sa classe.

















Sur le plan du suivi Bayti va voir régulièrement l'évolution de la situation familiale, un effort particulier est fait pour permettre la réintégration de la cellule familiale. Il sera aussi proposé l'intégration dans un club de sport à l'enfant pour l'aider à quitter son milieu d'influence et recréer un nouveau réseau avec des enfants de son âge.











Cet enfant fera une autre fugue dans la semaine, j'ai rencontré sa mère dans un endroit ou les enfants de la rue se tiennent, elle le recherchait, après bien des demandes nous l'avons retrouvé, il est venu spontanément vers nous, le regard vide, il a sniffé beaucoup de solvants. Nous prenons le bus, à l'approche du bidonville, on sens que ses émotions le gagnent et ses yeux brillent, je lui prend la main, je suis presque aussi tendu que lui, il a 12 ans, le même âge que mon fils Mathieu (que j'embrasse tendrement).
Je ne vais pas prendre de photographies des enfants, par respect pour eux, et puis ce travail se fait sans trimballer un sac ou quoi que ce soit, juste un calpin, un stylo et un téléphone. Ce message est entrecoupé par quelques autres images prises ce matin et sur la route, pour remettre un peu de couleur dans une réalité bien sombre mais tellement riche en enseignements pour l'éducateur suisse que je suis.

Meilleures salutations depuis ma chambre de bonne à Casablanca, et merci pour vos messages.

Fred

lundi 4 février 2008

Arrivée au Maroc, Tétouan - Tanger et arrivée à Casablanca

Bonjour,

Et bien ça avance pas si mal, après avoir passé une bonne nuit de sommeil à Tétouan, je suis descendu aujourd'hui à Casablanca, par Tanger, Larache et la capitale Rabat. La livraison du matériel pour les enfants de la rue a donc eut lieu en cette fin d'après-midi, nous avons longuement échangé sur l'association avec la directrice Mme Amina et deux responsables éducatifs.



















Mon programme: Je commence mon stage dans la rue demain après-midi et mercredi, jeudi et vendredi je reste dans le lieu d'accueil de Bayti et samedi dimanche à quelques 300km de Casa dans une ferme de l'association qui accueille des enfants, loin du milieu d'influence. Je me réjouis de vivre cette expérience avec les éducs de Bayti. Je vous met dans ce message quelques photographies prises à Tétouan et Larache, puis sur la route de Casa. Aujourd'hui la radio RJB m'a appelé pour une émission en direct demain matin vers 8h15 (podcastable dès mercredi sur le net je crois, je vous mettrai un lien) très sympa cette équipe de "la matinale".


















J'ai un projet pédagogique pour cette semaine, établir un contact direct par internet avec les enfants de Bayti et des enfants suisses, je pense que ceux qui se battent pour la survie ont des choses à dire et nos enfants et inversément, nous ne savons pas encore sous quelle forme ce contact se fera, échange d'images en scannant des dessins par exemple, avec une expo suisse à Casa et une expo marocaine en Suisse par exemple, j'attends aussi des enfants qu'ils émettent des idées, car nous ne sommes finalement que des facilitateurs et eux les principaux acteurs.
















Ce pays grouille de partout, les éléments se bousculent, mais toujours dans une extrême correction, et pour peu que l'on conserve le sourire tout se passe à merveille.





















































L'écart entre la classe aisée et pauvre est impressionnant, ici pas véritablement de classe moyenne, il n'est donc pas surprenant de voir un accident entre un petit char tiré par un âne et un 4x4 mercedes flambant neuf. La circulation à Casa est du style "pousse-toi que j'm'y mette" considérée comme une des plus dangereuse au monde... Je découvre une autre manière de conduire et aussi l'utilité du klaxon de petite verte qui se faufile, je doisbien le dire, avec une certaine dextérité et souplesse au milieu de la plus importante ville du maroc, Casablanca compte à elle seule la moitié de la population suisse.

















Meilleures pensées de Casablanca, je suis bien installé dans un hôtel pourri avec un parking public surveillé à proximité, mais j'ai un sac de couchage et j'ai entendu tschatcher suisse allemand à l'étage du d'ssous, mais que le monde est.... petit...

Fred




Allez encore deux p'tites en NB, et après je vais boire un verre et manger un kebab spécial mix....






















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dimanche 3 février 2008

2ème partie du voyage toujours sans problèmes...

La descente de l'Espagne... long.... très long....


Ai passé la nuit dans un truc de camionneurs, un p'tit clin d'oeil à Yves qui m'a parlé de cet endroit, c'est un bon plan pour les routards, très propre, pas cher et parking surveillé. Sauf la douche de 60cm x 60cm ou tu peux pas te retourner, je me demande comment font les gros routiers (???).





La route dans le sud de l'espagne... Ouais pas terrible, ben c'est une route quoi...




Allez hop ma p'tite, embarquement sur le bateau pour traverser le détroit de Gibraltar, bon les p'neus ont un sifflé et un peu fumé mais ça passe... (après avoir recommencé une fois avec de l'élan, et le type sur le pont qui pouvait plus se reprendre, plié en deux de rire...).






Ben sur le bateau des mercedes, des Béèèèm, des ... Cherchez l'erreur! Il faut dire que je passe par Alméria pour débarquer, enclave espagnole en Afrique du nord à l'est de Tanger. Et là ce sont quasiment tous des espagnols qui ont une résidence secondaire ou vienne simplement profiter de la zone hors taxe, ce que j'ai fait pour refaire le plein d'essence.


Vous ai écrit ce message de Tétouan, je suis au Maroc là... Sympa, ce soir je vais visiter un marché berbère. Et demain matin départ pour Casablanca, je vais rencontrer ces gosses, suis un peu tendu, mais content de voir le but s'approcher.

Bonne fin de soirée à vous et merci pour vos commentaires...

Fred

vendredi 1 février 2008

1ère partie du voyage sans accro....

Déjà quelques 700 km d'avalés, je suis bien content de ma titine, juste quelques réglages de carbu (altitude?) et d'arrivée d'air, elle ronronne comme un chat. Je vais dormir à Mèze ce soir, en photo à l'arrière plan la ville Sète et les parcs à huitres, je sens que ce soir il y aura de la Bouzigues dans mon assiette, avec un ch'tit muscat de Frontignan, hummm..., Cette ville est celle de Georges Brassens, un camarade de route qui adouci mon voyage. J'embrasse toute ma famille très fort, et vous adresse mes meilleures salutations à tous et à toutes. Merci pour vos commentaires.

Fred